Un peu d’histoire…

Fondation du Centre de Santé des Femmes de l’Estrie

En 1978, la Maison des femmes de Sherbrooke, située sur la rue King ouest, regroupait divers groupes ou comités de réflexions intéressés par différents sujets concernant les femmes.  L’un de ces groupes s’intéressant davantage à l’autosanté ainsi qu’à la lutte pour le droit à l’avortement libre et gratuit décidait alors de mettre sur pied un local permettant d’offrir à la population féminine des services d’accueil et de références ainsi que des ateliers d’autosanté. Une collaboration établie avec le CLSC leur permis d’obtenir un local et l’accès à des services cléricaux.

Leurs objectifs étaient la promotion de l’autonomie et du pouvoir des femmes ainsi que la prise en charge par les femmes elles-mêmes de leurs conditions de vie et de santé individuellement et collectivement.  Ces quelques quinze femmes fondèrent donc, ce qui allait devenir officiellement en novembre 1979, le Centre de santé des femmes de Sherbrooke.  Au fil des années, les intervenantes qui se sont succédées n’ont cessé de créer des modèles de prévention et de promotion de la santé innovateurs, toujours dans un souci constant de répondre aux besoins de la clientèle, et ce, à très peu de frais si nous considérons les coûts actuels de notre système de santé.

Pour des raisons parfois financières, ou pour faciliter l’accès à ses services, le Centre a dû à quelques reprises déménager ses bureaux. Toutefois, peu importe son emplacement, les frontières du quartier qui l’abritait n’ont jamais été les limites de la portée de ses actions.  En effet, les intervenantes n’ont jamais hésité à se déplacer dans les différents milieux d’appartenance des femmes  pour offrir des services aux populations dispersées dans l’ensemble da la région estrienne.  Afin de créer un sentiment d’appartenance avec la clientèle desservie et confirmer le mandat régional du Centre, les administratrices décidèrent de modifier sa dénomination sociale pour adopter comme nouveau nom : « Centre de santé des femmes de l’Estrie ».

Il est de notoriété publique que la recherche de financement est le lot des groupes communautaires et le Centre de santé des femmes de l’Estrie n’a pas fait exception à ce chapitre.  C’est pourquoi, il fût des moments où fermer les portes est apparut comme une solution à ce lourd fardeau, mais les demandes exprimées par les femmes elles-mêmes ont justifiés l’existence et le maintien d’un lieu spécifiquement réservé à la santé des femmes.